Premier objectif fondamental commun aux scientifiques

Un point de vue partagé par tous les scientifiques spécialisés dans la recherche sur la lecture est la place prépondérante accordée au mot (écrit) dans la perspective adoptée, lequel est une unité minimale de signification et donc de compréhension par rapport à la finalité ultime de l'apprentissage de la lecture et un facteur facilitateur de l'opération.

Le premier objectif majeur visé est l'obtention, chez l'enfant, de la capacité à lire les mots et à comprendre leur signification.
Son atteinte passe, si l'on suit les résultats des travaux de l'Observatoire national de la lecture, par deux processus complémentaires qui sont la reconnaissance et l'identification des mots écrits. La question principale est celle de la procédure à mettre en œuvre. Elle divise les scientifiques globalement en partisans des méthodes alphabétiques et en tenants des méthodes non alphabétiques. Il s'agit alors de trancher. Sur la base de données expérimentales (mais pas seulement), les neurosciences se prononcent en faveur des méthodes alphabétiques réhabilitées du même coup par le Ministre de l'Éducation nationale Gilles de Robien par circulaire publiée le 3 janvier 2006.

La méthode linguistique de lecture, qui tient sa validation également des neurosciences, apporte une contribution essentielle, l'encodage, qui est le présupposé logique de la reconnaissance et de l'identification des mots écrits et conduit à l'acquisition du principe de fonctionnement et de prononciation des mots écrits (en raison de la nature et du mode de fonctionnement du cerveau, du système mental et des langues humaines, les mots écrits ne sont reconnus et identifiés par l'enfant que si et seulement si ce dernier maîtrise leur structure morphologique formée de lettres et de syllabes ainsi que la prononciation correspondant à ladite structure morphologique.
L'encodage a une composante centrale appelée "combinatoire", opération qui consiste à composer les lettres de l'alphabet pour former les syllabes des mots. L'opération débouche directement sur la reconnaissance et l'identification des mots et permet à l'enfant une rapide acquisition de l'autonomie en lecture.

De la sorte, la méthode linguistique de lecture élimine les problèmes de reconnaissance et d'identification des mots ainsi que celui d'autonomie posés aux méthodes non alphabétiques. Sa démarche renferme consubstantiellement ces processus conférant par là même à l'enfant la capacité à lire et à comprendre les mots et, par voie de conséquence, l'autonomie en lecture.

La méthode linguistique de lecture

En termes de linguistique et de théorie contemporaine de l'apprentissage éducatif imposant l'exigence de connaissances explicites, structurées et progressives, la fondation de l'apprentissage de la lecture se construit sur les règles de fonctionnement et de prononciation des mots. C'est le projet des Livrets de la méthode linguistique de lecture présentés sur le site Internet http://www.methode-linguistique.com .


NOTA : Les termes "méthode syllabique" et "méthode alphabétique" sont équivalents. Parce que "méthode syllabique" est plus critiquable, nous lui préférons "méthode alphabétique" d'un point de vue descriptif et, mieux, "méthode linguistique" d'un point de vue théorique.