Un
objectif essentiel des scientifiques
Un point de vue partagé par la plupart des scientifiques spécialisés dans la recherche sur la lecture est la place prépondérante accordée au mot (écrit) dans la perspective adoptée, lequel est une unité minimale de signification et donc de compréhension par rapport à la finalité ultime de l'apprentissage de la lecture et un facteur facilitateur de l'opération.
Le premier objectif majeur visé est l'obtention, chez l'enfant, de la
capacité à lire les mots et à comprendre leur signification.
Lire un mot implique deux processus cognitifs complémentaires qui sont la reconnaissance
et l'identification. La question principale est celle de la procédure à
mettre en œuvre. Elle divise les scientifiques globalement en partisans des
méthodes alphabétiques et en tenants des méthodes non alphabétiques. Il s'agit
alors de trancher. Sur la base de données expérimentales (mais pas seulement),
les neurosciences se prononcent en faveur des méthodes alphabétiques ou
syllabiques.
La méthode linguistique de lecture, qui tient sa validation également des
neurosciences, apporte une contribution essentielle, l'encodage, qui est le présupposé logique de la reconnaissance et de
l'identification des mots écrits et conduit à l'acquisition du principe de
fonctionnement et de prononciation des mots écrits (en raison de la nature et du mode de
fonctionnement du cerveau, du système mental et des langues humaines, les mots écrits ne sont
reconnus et identifiés par l'enfant que si et seulement si ce dernier maîtrise
leurs propriétés structurelles et fonctionnelles).
L'encodage a une composante centrale appelée "combinatoire", opération qui
consiste à composer les lettres de l'alphabet pour former les syllabes des
mots (cf. Livret 1b. Assemblage des lettres et Apprendre à lire en CP). L'opération débouche directement sur la reconnaissance et
l'identification des mots et permet à l'enfant une rapide et solide acquisition de
l'autonomie en lecture.
De la sorte, la méthode linguistique de lecture résout beaucoup plus efficacement les problèmes de reconnaissance et d'identification des mots ainsi que celui d'autonomie posés aux méthodes non alphabétiques ou non syllabiques. Sa démarche renferme consubstantiellement ces fonctions cognitives conférant par là même à l'enfant la capacité à lire et à comprendre les mots et, par voie de conséquence, l'autonomie en lecture.
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La méthode linguistique de lecture En termes de linguistique et de théorie contemporaine de l'apprentissage éducatif imposant l'exigence de connaissances explicites, structurées et progressives, la fondation de l'apprentissage de la lecture se construit sur les règles de fonctionnement et de prononciation des mots. C'est le projet des Livrets de la méthode linguistique de lecture présentés sur le site Internet http://www.methode-linguistique.com . |
NOTA : Dans la littérature scientifique et pédagogique, les termes "méthode syllabique" et "méthode alphabétique" sont équivalents. Parce que "méthode syllabique" est plus critiquable, nous lui préférons "méthode alphabétique" d'un point de vue descriptif et, mieux, "méthode linguistique" d'un point de vue théorique.